Conseils pour une vie de famille zen

Conseils pour une vie de famille zen

Art de vivre en famille, c’est 14 conférences de spécialistes à écouter sur internet gratuitement !  Nous en avons profité pour demander à Nathalie de nous livrer quelques conseils pour une vie de famille joyeuse et respectueuse de chacun.

Comment résoudre un conflit dans la famille ?

Il y a essentiellement quatre points à pratiquer au sein de la famille :

  • Connaître les différentes étapes de développement de l’enfant. A ces étapes, correspondent différents besoins qu’il faut apprendre à distinguer et à identifier.
  • Répondre aux besoins de chaque personne dans la famille, c’est-à-dire en faisant attention à répondre autant aux besoins des enfants qu’aux besoins des parents (de femme, d’homme), pour éviter la crise de nerf. Avec l’évolution de l’enfant, il apprendra à patienter dans la satisfaction de ses besoins ; c’est ce qu’on appelle la frustration ! Elle est tellement inhérente à la vie, qu’il est nécessaire d’apprendre à la gérer, progressivement, depuis le plus jeune âge.
  • Mettre des limites claires. Il est en particulier nécessaire de définir avec votre conjoint l’organisation de la famille et les principes de ce qui est autorisé et de ce qui ne l’est pas. Tout en laissant de la place à de l’imprévu et de la fantaisie, à la créativité.
  • Utiliser le « bâton de parole ». Il s’agit d’un outil pratique, connu depuis la nuit des temps, pour apprendre à écouter chaque membre du groupe, de la famille, à s’exprimer (ses besoins, ses déceptions, ses émotions…) et à mettre en place des actions partagées pour résoudre le conflit. Son point fort est de rendre chacun des membres de la famille acteur et coopérant ; chacun dépasse la critique, le jugement, la défense.  Pour découvrir encore plus cet outil particulièrement puissant, écoutez la conférence de Nathalie de Boisgrollier, sur www.art-de-vivre-en-famille.fr

Comment aider un enfant à verbaliser ses émotions ?

Depuis ces dernières années, la connaissance des émotions et l’importance qu’elles ont dans notre vie au quotidien et dans notre vie de famille a fait des progrès extraordinaire, notamment au travers des neurosciences. Une émotion, c’est un message qui vous informe si vous vous trouvez dans une situation agréable ou désagréable, voire s’il y a un danger. Apprendre à les connaître, à les nommer et à les gérer est fondamental pour la vie de famille.

Quand l’enfant ne s’exprime pas encore, c’est à nous, parents, de nommer les émotions en les décrivant par rapport à ce qu’il entend, voit ou ressent. « Je te sens excité, je te sens de bonne humeur, je te vois en colère, j’entends que tu es fâché, je te vois triste ». Il est important d’utiliser « je », le présent… et surtout de ne pas juger, mais de décrire. Progressivement, l’enfant va apprendre à les reconnaître par lui-même. Quand l’enfant commence à bien parler, les émotions deviennent un sujet d’échange courant au sein de la famille. On lui demande « que ressens-tu ? ». Le dessin est aussi un excellent moyen d’échange au sujet des émotions dans toutes les situations où la parole est difficilement accessible, temporairement ou sur une plus longue durée.

Comment aider un enfant à exprimer de manière constructive sa difficulté à accepter une règle ?

La première source de difficulté pour accepter une règle serait que cette règle ne soit pas juste ou qu’elle n’ait pas de sens. Il est donc tout à fait nécessaire que l’adulte qui énonce une règle soit non seulement convaincu, mais aussi « aligné », cohérent avec ce qu’il dit, y compris dans le ton de la voix. Si il nous arrive tous, ponctuellement, d’éclater de rire au milieu d’une explication très sérieuse, il ne peut s’agir que d’une exception. L’enfant n’est pas un copain, un égal qui aurait les mêmes capacités que nous à faire la différence entre l’important et l’accessoire, par exemple.

De cela découle une règle fondamentale concernant les règles en famille, il est nécessaire d’être en accord avec l’autre parent, spécialement pour énoncer des règles communes et les faire appliquer avec la même rigueur.

Une piste pratique et très efficace pour apprendre progressivement l’intérêt et l’usage des règles, c’est l’utilisation des jeux de société et du sport. Outre le bon moment partagé, il s’agit d’une confrontation sans risque à la règle, à ce qu’elle produit de positif et à ce que sa transgression produit de négatif, en particulier l’exclusion.

Dans la relation enfant-adulte autour de la règle, il y a un fil rouge à conserver : ne pas avoir peur de ne pas être aimé. Au moment où l’adulte rappelle une règle, l’enjeu n’est pas d’éviter la colère de l’enfant ; si cette règle le dérange il peut, légitimement, être en colère. Il s’agit plutôt de lui transmettre notre conviction que nous agissons pour son bien ou pour l’harmonie du groupe.

Enfin, construire ensemble la règle, en famille, est aussi une manière très positive de l’accepter.

Comment faire participer les enfants aux tâches ménagères de la famille ? A partir de quel âge ?

On peut les faire participer aux tâches ménagères de la famille pratiquement à tout âge. Cela commence par l’imitation. Il faut saisir cette motivation fondamentale et les rendre acteur au plus tôt. Bien sûr, il faut aussi accepter d’avance qu’il y aura des choses moins bien faites et qu’il y aura, indéfiniment, des hauts et des bas dans cette motivation et dans la coopération.

L’autre clé, il faut faire les choses en famille avec eux, le plus longtemps possible, jusqu’à 8 à 10 ans. Et dans ce cadre, il sera plus facile de procéder par une « politique des petits pas », c’est-à-dire ne leur proposer que des tâches à leur portée en montant la difficulté très progressivement. Pour les plus petits, cela demande en particulier de changer les habitudes plusieurs par an, et pas seulement en début d’année scolaire.

Concrètement, un enfant qui renverse son verre d’eau ou son lait sur la table à 2 ou 3 ans, il ne s’agit pas d’abord de le « gronder » : l’enfant peut essuyer lui-même. Et on lui demandera « gentiment », c’est-à-dire sans colère, ni jugement. Ces premiers gestes sont des pas fondamentaux vers la responsabilité et l’autonomie. Dès 3 à 4 ans, on peut apprendre à mettre son linge sale dans la panier adéquat ; à 6 ans, on peut mettre le couvert ; à 7-8 ans, on peut participer à faire un plat ; à 10 ans on peut faire un repas complet (et tant pis pour l’état de la cuisine à la fin !).

L’association Oze prépare pour les prochains mois un document entièrement dédié à cette question. A suivre…

Que penser de la punition ?

Marie-José LACROIX, psycho-sociologue et psychanalyste, dit : « l’éclatement de la cellule familiale, l’effritement de l’autorité parentale, la disparition des tabous, la consécration de l’enfant-roi, la montée en puissance de l’individualisme ; en quelques décennies, ce qui structurait l’individu a volé en éclat. Pour se construire socialement, une personnalité a besoin de contenant, c’est-à-dire d’éléments référents qui vont la contenir. Faute de quoi, il n’y a plus de soupape, plus de limites et c’est la porte ouverte aux désordres psychiques. » La punition est une de ces limites. Elle sert à matérialiser le dépassement des limites posées ensemble (cf. ci-dessus). Bien sûr, elle ne doit pas être une punition corporelle ni humiliante. Elle doit faire référence à l’acte que l’enfant a fait et pas à sa personne toute entière.

Le retour d’expérience qui commence à être fait dans un pays comme le Danemark qui avait légalisé et réglementé il y a 30 ans une forme d’éducation douce, quasiment sans limite, est éloquent. Ce pays se voit confronté à un grand nombre d’adultes qui ont de lourdes difficultés à s’intégrer dans la société ou dans la vie professionnelle parce qu’ils vivent très mal les règles, et que cela a créé chez eux des dépressions, de l’agressivité, parfois des paranoïas… La punition est donc un des éléments fondamentaux d’une éducation bienveillante et structurante.

La punition est demandée après l’événement, quand l’adulte et la famille ont retrouvé son calme. Il regarde l’enfant dans les yeux, il utilise un ton calme et approprié, il est dans la description des faits… La demande va être proportionnée à l’acte de l’enfant et, le plus souvent, être dans la réparation de l’acte, en particulier quand il s’agit d’aller s’excuser, ou demander pardon, à la personne que l’enfant a agressée ou offensée. Et une fois que la demande est exprimée, l’adulte doit aller jusqu’au bout. L’exemple le plus frappant étant la durée d’interdiction de télé… qui ne doit jamais être levée avant son terme (et donc qui doit être adaptée et proportionnée dès le départ) et surtout pas par l’autre parent ! La cohérence de la punition conditionne son sens pour l’enfant.

Comment favoriser chez l’enfant ses propres motivations (devoirs scolaires, passions…) ?

C’est certainement une des plus grandes difficultés de l’éducation. C’est un travail de long terme qui passe notamment par une valorisation des points forts. A l’opposé de la note qui fonctionne le plus souvent par une diminution des points au fur et à mesure des « fautes » commises.

Il faut également être extrêmement prudent au moment du passage en CP. Avant, l’enfant est le plus souvent mis sur un piédestal. L’apprentissage de la lecture est très souvent le début d’une compétition entre parents et d’une pression indirecte de la famille sur non seulement les progrès de l’enfant mais sur ses capacités. Comme si, un mois d’avance sur cet apprentissage le prédestinait pour tout une vie à être devant les autres… et inversement. La comparaison est le terreau de la démotivation. Le progrès de l’enfant lui-même, sur son propre chemin, est la clé d’un climat de confiance à construire dans la durée. L’accompagner dans la gestion de ses émotions est aussi une excellente piste. Avoir peur de ne pas réussir, si cette peur est identifiée, nommée, échangée, accueillie, elle peut être dépassée beaucoup plus facilement. La déception est une émotion à accompagner dans le même esprit. L’amour inconditionnel de la famille, c’est-à-dire même au moment des échecs, contribue très fortement à consolider la confiance et la motivation.

Enfin, si le naturel de tout enfant est d’expérimenter, il faut souvent encourager ce naturel dans des domaines plus « scolaires ». Comment trouver son domaine de prédilection, celui qui vous correspond, sans expérimenter, sans essayer et essayer encore, dans une société où les choix sont potentiellement immenses. La curiosité n’est décidément pas un « vilain défaut » mais plutôt un formidable moteur de motivation, qui doit être encouragé par la famille.

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